L’Etat anticipe un Brexit « dur » en Normandie

En Normandie, l’État se tient prêt pour un Brexit “Dur” : de nouveaux douaniers en vue

Le Royaume-Uni et l’Union européenne éprouvent pas mal de difficultés à s’entendre sur un accord pour leur séparation.  Face à cette situation, la préfète de Normandie, Fabienne Buccio, se tient prête.

Fin mars, les frontières seront rétablies avec l’Angleterre

La Normandie est en pole position. Pour le moment, les négociations ont échoué. Le 29 janvier, Theresa May a réussi à obtenir de la part des députés britanniques un mandat pour ré-initier les négociations avec l’UE, mais cette dernière a instantanément refusé.

235 postes de douaniers

Retour des frontières, signifie contrôles renforcés. Plus de 2 millions de voyageurs transitent par la Normandie, de même pour 200 000 camions. Le gouvernement s’est engagé pour l’ouverture de 235 postes de douaniers pour la façade littorale.

Dans cette configuration, le gouvernement craint un trop fort remplissage des ports en à cause de ce renforcement des contrôles, notamment ceux mis en place avant l’embarquement vers le Royaume-Uni. Face à ça, en décembre dernier, Brittany Ferries annonçait qu’elle augmentait de 50 % sa capacité de fret sur les lignes au départ du Havre. Ce qui a naturellement intensifié le travail des douaniers, du fait de la suppression de la libre circulation propre aux États membres de l’Union européenne.

En supplément des douaniers, Fabienne Buccio a également formulé une requête pour positionner davantage de policiers aux frontières. En Normandie, les douaniers devraient également obtenir une double habilitation afin d’assumer le travail de la police des frontières, dans les cas où celle-ci ne serait pas présente.

Augmentation des demandes de naturalisation

Cette situation inquiète forment les Britanniques demeurant dans la région. Et les preuves sont là, une hausse des demandes de naturalisation a été notée par les services de l’État en Seine-Maritime et dans l’Eure. De plus, comme l’a commenté Fabienne Buccio : « J’ai pu constater personnellement que des Britanniques prennent la double nationalité avec la volonté de rester européen ».